Alliance pour la Conservations des Grands Singes en Afrique Centrale

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Formation de 47 bergers en culture fourragère à Linte

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Formation de 47 bergers en culture fourragère à Linte (Parc National Mpem et Djim_Mars 2023)

Le Parc National de Mpem et Djim est situé dans la région du Centre, département du Mbam et Kim, arrondissement de Yoko. Il a une superficie de 97 480 ha et est de forme circulaire. Le parc est délimité par des cours d’eau et est situé dans la zone d’écotone, ce qui lui confère une grande richesse d’habitats et de diversité spécifique. Le pastoralisme est l’une des principales activités économiques pratiquées dans la périphérie du parc, mais l’absence d’un plan d’affectation des terres et l’envahissement des zones de pâturage traditionnel par les espèces végétales invasives, ainsi que l’arrivée des transhumants en saison sèche ont entraîné des conséquences négatives sur la biodiversité du parc.

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « conservation de la biodiversité à travers la sédentarisation de l’élevage », soutenu par PPI, SEKAKOH a organisé un atelier de formation en culture fourragère en mars 2023 dans le parc. L’objectif était d’appuyer la pérennisation de l’élevage semi-sédentaire dans la zone périphérique du parc tout en réduisant son impact négatif sur l’habitat et la faune de l’aire protégée.

L’atelier a rassemblé 47 bergers et a eu pour thème la promotion de la culture fourragère dans les villages riverains du parc pour réduire l’impact négatif de l’élevage sur la biodiversité et les conflits entre les agriculteurs, les éleveurs et les éco-gardes. La formation a été organisée en deux phases : une phase théorique en salle basée sur des présentations PowerPoint, des échanges et des débats, suivie d’une phase pratique sur la mise en œuvre proprement dite. Cette phase pratique a abouti à la mise en place d’une pépinière de pâturage avec les berges voisines du parc dans un site pilote. Les participants ont adopté des pratiques qui leur permettront de réduire leur impact sur la biodiversité du parc et de prévenir les conflits entre eux.

Au lieu des 30 bergers initialement prévus, l’atelier a finalement bénéficié de la participation de 47 bergers, qui ont tous reçu une formation et un certificat de participation.

   

Copyright des images : SEKAKOH

Inventaire écologique au service de la conservation concertée dans la forêt du Mayombe

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Inventaire écologique au service de la conservation concertée dans la forêt du Mayombe

En vue de soutenir le processus de création d’une nouvelle aire protégée dans la forêt du Mayombe (République du Congo) par le classement de la concession forestière de Ntombo, processus piloté par le projet de création du complexe d’aires protégées et corridors Conkouati-Dimonika (PCCD), ESI Congo fournit un accompagnement technique au projet, notamment dans la recherche scientifique.

Un inventaire écologique des gorilles des plaines de l’ouest, chimpanzés communs et éléphants de forêt a été lancé depuis décembre 2022, dans une surface de 55 000 hectares. Il est mené par l’équipe scientifique composée d’agents ESI Congo et d’auxiliaires (assistants, porteurs, etc.) originaires des villages de la zone de projet, formés à la collecte de données.

La méthode utilisée est la combinaison des transect et recce ou marche de reconnaissance, développée par Lee White et Ann Edwards (2000) et Buckland et al (2001). A ce stade, la collecte de données sur le terrain fait état de dizaines d’indices de présence de vie des espèces ciblées (nids de grands singes, vocalisations de chimpanzés, traces d’éléphants de forêt et de gorilles, etc.). Néanmoins, une importante pression anthropique (orpaillage artisanal et semi-industriel, sciage illégal) a également été recensée.

Les missions d’inventaire se poursuivent, et leurs résultats feront l’objet d’une attention particulière dans le cadre de la conservation concertée des espèces phares de la forêt du Mayombe dans le district de Kakamoeka, avec les parties-prenantes du projet.

En effet, les données concernant l’estimation de l’abondance relative, la densité et la distribution des grands singes et éléphants dans la concession de Ntombo, ainsi que le degré des activités humaines et leur impact sur la faune et les habitats naturels seront capitalisées et valorisées en outil de cartographie, incitant à la conscientisation des risques et menaces exercées par les activités anthropiques sur les espèces fauniques. L’objectif est de mettre au cœur des politiques stratégiques de ces entreprises, la préoccupation de la biodiversité et de la protection environnementale.

Cette activité a été réalisée avec l’appui de PPI6, la fondation Otterfonds et Rainforest Trust.

 

Copyright des images : ESI Congo

 

 

 

Evaluation of the Integrated Management and Evaluation Tool (IMET) in the Mpem and Djim National Park (MpDNP) , center region of Cameroon.

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The Mpem and Djim National Park in Cameroon is a 97,000ha protected area home to the Nigeria-Cameroon Chimpanzee and other keystone wildlife species. It was created in 2004 and recently validated its management plan in July 2022. The Integrated Management and Evaluation Tool (IMET) was used to evaluate the park’s management efforts and a baseline was collected in 2020. A four-day evaluation workshop was held in 2022 with the support of OFAC and BIOPAMA, bringing together technical assistants, local CSOs, and community members. The evaluation was successful due to the presence and support of the Technical Assistant funded by the Nachtigal Hydro Power Company, who has been in place since July 2019. ECODEV and Sekakoh are also involved in protecting the park.

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Conservation communautaire des grands singes à la Périphérie de la Réserve de Faune Dja (RFD), Cameroun

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Conservation communautaire des grands singes à la Périphérie de la Réserve de Faune Dja (RFD), Cameroun

Les deux grandes espèces de grands singes présentes au Cameroun (Chimpanzé : Pan troglodytes Gorille : Gorilla gorilla.) sont menacés d’extinction par les activités humaines, telles que l’exploitation forestière, l’exploitation minière, l’agriculture, la chasse et la construction d’infrastructures majeures dans et autour des aires protégées.

Avec la collaboration du Zoo de Prague et les communautés locales, Tropical Forest and Rural Development ( TF-RD) propose un projet visant à protéger  ces deux espèces à la périphérie de la Reserve de Biosphère du Dja.

La situation des grands singes en périphérie des aires protégées au Cameroun est peu connue, donc TF-RD se concentre sur les populations en dehors de la plus grande réserve de faune de Dja. Le dispositif consiste à installer des pièges photographiques dans les zones de suivi, surveillés par des anciens braconniers reconvertis. Les informations obtenues seront utilisées pour des programmes de sensibilisation diffusés par les stations radio locales autour du Dja. L’objectif principal est de mettre en place un système de suivi communautaire pour sensibiliser en langues locales, les braconniers, les enfants et les communautés à la protection des grands singes.

Les photos et vidéos issues des pièges photographiques seront également utilisées à la fois pour renforcer le programme « Bus Ambulant », un programme historique d’éducation environnementale mis en œuvre par TF-RD avec le soutien financier du Zoo de Prague et pour enrichir le pavillon des gorilles au zoo de Prague aux bénéfices des visiteurs.

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Renforcement des capacités de 15 pisteurs communautaires sur l’utilisation des outils de navigation et de collecte des données sur les Bonobos au sud de Bansankusu, République Démocratique du Congo

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Depuis la création de GACEBB en Avril 2013 jusqu’à ce jour, toutes les activités entrepris par GACEBB visent à réduire les pressions anthropiques et écologiques qui pèsent sur les bonobos de la région du Sud de Basankusu à travers le développement de l’agriculture durable, l’élevage, l’agroforesterie, l’éducation environnementale, le suivi écologique la recherche-développement etc.

L’approche de conservation adoptée par GACEBB est celle communautaire basée sur la prise en compte du Consentement Libre des Populations locales.

C’est dans ce contexte que grâce au financement de la Global Greengrants Fund, à travers le projet : « Gestion communautaire des ressources naturelles dans la région du sud du territoire de Basankusu en RD Congo », GACEBB a procédé à la formation de 15 pisteurs communautaires Communautaires sur la méthodologie de collecte et de valorisation de données d’inventaire sur les Bonobos et leurs habitats.

Cette formation s’est effectuée sur 3 sites prioritaires identifiés par GACEBB pour le Suivi Ecologique des Bonobos (SEB) de sa zone d’intervention (Ikela, Etate et Fonde) grâce à l’expertise de Mr. Marius KABONGO TUMBA, Chercheur en Biologie de la conservation attaché à l’ICCN.

Le projet visait également d’autres objectifs tels que la mise en place de 4 étangs piscicoles pilotes des Parachanna obscura (espèce de gros poisson) et l’accompagnement des communautés de Wala et Wamba sur le processus de la foresterie Communautaire.

Au terme de la formation, les 15 pisteurs sont désormais capables de naviguer en forêt sans observance d’aucun obstacle et de collecter avec précision et professionnalisme les données sur les bonobos, leurs espèces accompagnatrices et leurs habitats.

Crédit photo/GACEBB

Walikale : Le pourcentage de couverture de la zone vitale des gorilles de Graeur et des chimpanzés revus à la hausse dans les Concessions Forestières des Communautés Locales en Secteur des Bakano, Territoire de Walikale au Nord-Kivu en République Démocratique du Congo.

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Le projet de « Résilience socio-économique et protection des gorilles de Grauer dans les forêts communautaires situées aux limites nord du Parc de Kahuzi-Biega » exécuté par l’organisation Forêt pour le Développement Intégral « FODI » grâce à l’appui financier de l’IUCN Save Ours Species cofinancé par l’Union Européenne, a pris fin le 21 juillet 2022. Durant une année, ce projet visait à soutenir la résilience socio-économique, sanitaire et protéger les derniers gorilles de Grauer vivant dans les Concessions Forestières des Communautés Locales (CFCL) limitrophes du PNKB pendant et après la Covid19.

En termes de résultat, ce projet a permis de réduire les risques de contamination entre moniteurs forestiers et Gorilles pendant les travaux de suivi écologique réalisés dans les CFC L grâce à l’observation des mesures barrières contre la COVID 19, le port des équipements de protection (gans et cache-nez) et le respect d’autres règles limitant la propagation du virus.

Le projet a également permis d’organiser des réunions de sensibilisation avec les communautés locales sur l’éducation sanitaire ayant pour objectif de leurs apprendre à se protéger et à protéger les autres contre à la Covid19.

Dans son volet économique, le projet a introduit l’élevage des lapins dans les ménages.

Au niveau écologique, on note une augmentation du nombre des gorilles, passant de 24 individus conformément à l’ étude réalisée en 2011-2015  par WCS, FFI et ICCN, Statuts du Gorille de Grauer et de Chimpanzés dans l’Est de la RDC, P31, à 46 individus à la fin du projet. Cette augmentation est peut-être due à la baisse des tirs de feu observée dans la région qui a fait que certains gorilles ayant fuis les bruits des fusils regagnent la zone.

La suite du travail consistera à réaliser un inventaire approfondi sur une longue période et avec une logistique importante, afin faire de dénombrer les populations des gorilles de CFCL premièrement dans la CFCL Banisamasi ensuite dans la CFCL Basengele.

Ce projet a permis d’augmenter le pourcentage de couverture de la zone vitale des gorilles et des chimpanzés dans les CFCL, allant de 45% de couverte initiale en termes d’activités de surveillance forestière, pour près de 85% à la fin du projet.  L’extension de cette zone a contribué à réduire les menaces directes sur les gorilles et les chimpanzés.

Notons que ce projet s’est intégré comme un chainon dans une longue chaine d’activités de foresterie en cours. Les données issues de ce projet ont permis aux communautés d’aborder facilement les aspects liés aux habitats des Gorilles et des chimpanzés pendant le micro zonage des CFCL susmentionnées

Copyright des images : FODI

 

ESI Congo poursuit la mise en œuvre d’une étude sur l’alimentation des gorilles des plaines de l’Ouest et des chimpanzés communs dans le district de Kakamoeka,

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Cette étude a démarré en 2016, et s’inscrit dans le biomonitoring mené par l’association.  Son objectif est de vérifier l’existence d’espèces végétales indispensables à la survie des grands singes et d’identifier celles qui ont un intérêt commun pour les humains et nécessitent d’être partagées. À terme, les résultats permettront de travailler en concertation avec les exploitants forestiers et les populations locales afin de favoriser le partage et le maintien de ces espèces clefs importantes pour la survie des grands singes.

À la suite d’une étude ethnobotanique menée depuis 2016 auprès des communautés locales de 6 villages entourant la zone de projet, des inventaires floristiques ont été réalisés ainsi qu’un échantillonnage d’une quarantaine d’espèces confirmées par les témoignages locaux comme étant consommées par les grands singes. Ces échantillons sont conservés en herbier.

L’étude menée actuellement a pour objectif de vérifier les résultats de ce travail et de le poursuivre en analysant directement le régime alimentaire des grands singes à partir de l’étude et l’identification des graines collectées dans leurs fèces.

Deux phases de terrain sont prévues pour cette année 2022, en saison sèche et en saison des pluies, afin de prendre en compte les différences et les adaptations des régimes alimentaires des grands singes en fonction de la saisonnalité qui influence la disponibilité en fruits.

Cette étude est menée par un binôme composé d’une volontaire internationale venue en appui au Pôle Scientifique d’ESI Congo, ainsi que d’un stagiaire congolais diplômé en ingénierie forestière.

Ce projet est soutenu par la fondation Jana Robeyst Trust Fund et le Parc animalier de La Vallée des Singes à travers le Conservatoire pour la Protection des Primates.

      Copyright des images : ESI Congo / Julia Hégèdus

Copyright des images : ESI Congo / Julia Hégèdus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mbou-Mon-Tour lauréat du Prix Equateur 2022

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C’est l’histoire d’une organisation locale qui sort du lot. Après le prestigieux prix Ashden reçu en 2021, à Glasgow, l’Ong Mbou-Mon-Tour est parmi les dix lauréats du prix Equateur 2022. L’annonce a été fait par le PNUD et ses partenaires, ce 09 août 2022. Il s’agit de lauréats du 13ème Prix Équateur, qui récompense dix peuples autochtones et communautés locales de neuf pays.

L’ONG Mbou-Mon-Tour (MMT) fait désormais partie d’un réseau prestigieux de 264 lauréats du Prix Équateur qui ont reçu cette reconnaissance du PNUD à ce jour. Un motif de joie et de fierté pour les congolais, plus particulièrement pour les membres du MMT et les communautés locales du Territoire de Bolobo, Province de Maï-Ndombe en République Démocratique du Congo, pour la reconnaissance de leur innovation dans la conservation des Bonobos et de leur habitat.

« En fait, cette organisation a mis au point un système de conservation des écosystèmes dirigé par les communautés locales en RDC, qui favorise la coexistence des peuples autochtones et des communautés locales avec les populations locales de bonobos, dans cette partie de la RDC. Et ce, à travers les concessions des forêts des communautés locales (CFCL), spécialement conçues pour protéger la biodiversité indigène et respecter les coutumes locales », avancent les organisations.

Les lauréats de cette année mettent en avant le thème de la Journée internationale des peuples autochtones : « Le rôle des femmes autochtones dans la préservation et la transmission du savoir traditionnel ».

Quatre des lauréats du Prix Équateur de cette année sont des initiatives dirigées par des femmes, tous les dix promeuvent l’égalité des sexes dans leur communauté, et toutes montrent l’importance de placer les connaissances traditionnelles et les solutions fondées sur la nature au cœur du développement local. Les organisations lauréates démontrent comment des solutions innovantes, fondées sur la nature, peuvent permettre aux communautés d’atteindre leurs objectifs, même en période de chocs économiques, environnementaux, politiques et de santé publique.

« Depuis 20 ans, les lauréats du Prix Équateur ont montré que les communautés locales mettent déjà en place les transformations économiques et de développement dont nous avons besoin pour parvenir à un avenir positif pour la nature pour tous. Aujourd’hui plus que jamais, il est temps d’imiter leur leadership et de soutenir leurs efforts. Nous sommes reconnaissants aux dix lauréats du Prix Équateur pour l’inspiration qu’ils nous apportent, et nous sommes reconnaissants au gouvernement norvégien pour son généreux soutien à l’Initiative Équateur », a déclaré Francine Pickup, directrice adjointe du Bureau de l’Appui aux Politiques et aux Programmes du PNUD.

Parmi les lauréats de cette année, on trouve un groupe d’organisateurs de terrain dirigé par des femmes autochtones qui protège les jaguars par le biais d’un plaidoyer politique et culturel ; une coalition de tribus indigènes qui rend le domaine de la recherche sur la conservation plus ouvert aux communautés locales ; une organisation locale de justice environnementale à la pointe des efforts internationaux pour conserver et protéger des points chauds de biodiversité vitaux – les mangroves ; et un projet forestier à gestion communautaire qui protège les moyens de subsistance locaux tout en sauvegardant le Bonobo, une espèce menacée.

La célébration des lauréats du Prix Équateur aura lieu à la fin du mois de novembre pendant le Nature for Life Hub du PNUD, juste avant la conférence mondiale sur la biodiversité, longtemps retardée.

Conservation : Mbou-Mon-Tour parmi les 10 lauréats du Prix Equateur 2022 

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