Nos actions de conservation des grands Singes en Afrique centrale se poursuivent

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Alors que nous approchons déjà la fin du dernier mois de l’année 2023, il est temps de réfléchir aux réalisations incroyables que nous avons accomplies en tant qu’Alliance pour la Conservation des Grands Singes en Afrique Centrale (GSAC). Tout au long de cette année écoulée, nous avons continué à faire des avancées majeures dans notre mission de préservation des grands singes et de leur habitat fragile.

Grâce au soutien généreux de nos partenaires et donateurs, nous avons pu étendre nos efforts de conservation et intensifier nos activités sur le terrain. Nous avons été pleinement engagés dans la participation active à des forums internationaux de renom, à l’instar du colloque SFDP (Société Francophone de Primatologie) à Dakar et le congrès de la Société internationale de primatologie (IPS) en Malaisie. Nous avons poursuivi notre travail acharné pour lutter contre le braconnage, promouvoir la sensibilisation et la participation des communautés locales, promouvoir l’écotourisme et le développement rural, restaurer les écosystèmes dégradés, etc.
Nous avons organisé des ateliers et des formations pour les membres de l’Alliance GSAC ainsi que pour les communautés locales, afin de renforcer leurs connaissances sur la faune sauvage et de promouvoir des pratiques durables. Nous continuons à investir dans l’apprentissage et le développement de compétences pour améliorer notre efficacité sur le terrain.

Alors que nous entrons dans une nouvelle année, je suis convaincu que l’Alliance GSAC continuera à être une force motrice dans la protection des grands singes et la conservation de la biodiversité dans les forêts du bassin du Congo. Nous travaillerons sans relâche avec les communautés locales pour renforcer notre impact sur le terrain car nous croyons fermement qu’une approche communautaire et participative est fondamentale pour assurer la durabilité à long terme de nos initiatives.

J’aimerais profiter de cette occasion pour remercier nos partenaires (en particulier ARCUS Foundation et PPI), nos organisations membres et les communautés locales, pour leur soutien indéfectible et leur dévouement à notre cause. Ensemble, nous avons réalisé des progrès significatifs ces dernières années, mais il reste encore beaucoup à faire. Continuons à travailler main dans la main pour préserver ces merveilleuses créatures et assurer un avenir durable pour notre précieuse biodiversité.

Ce Sixième numéro de notre newsletter met en lumière les principales réalisations du réseau et ses membres au cours du dernier semestre de cette année 2023.

Guillaume TATIGuillaume TATI, président de l’Alliance GSAC

Formation en cartographie communautaire pour la conservation des grands singes dans la forêt d’Edzaengo

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Sept pisteurs de l’ONG Mbou-Mon-Tour et cinq personnes venues de deux communautés voisines ont bénéficié d’une formation en cartographie communautaire du 2 au 31 octobre 2023. Cette formation a été dispensée par le consultant Rodrigue Kambale de la structure BGBA et avait pour principal objectif de renforcer la contribution des communautés locales dans l’élaboration de la cartographie participative afin de favoriser l’implication de celles ci dans la conservation des bonobos dans la forêt d’Edzaengo. Cette forêt se trouve la province de Maï-Ndombe en RDC, precisement dans le village Mbee.

Les participants ont été sélectionnés sur la base de leur connaissance des limites du site d’Edzaengo, de leur capacité à marcher à de longues distances en forêt et de leur capacité à lire et à écrire. Ils ont reçu une formation théorique et pratique sur l’utilisation du récepteur GPS, la collecte des données, la production d’esquisses au sol et la transcription sur papier.
Au cours de la formation, les participants se sont répartis en quatre équipes de trois pour collecter des données sur les quatre axes du site. Ces données ont ensuite été utilisées pour produire une carte du site d’Edzaengo. Cette carte sera un outil précieux pour la conservation des grands singes. Elle permettra aux organisations de conservation de mieux comprendre la distribution de ces espèces menacées et de mieux cibler leurs efforts de protection.

Cartographie d’Edzaengo

Le site d’Edzaengo est d’une importance capitale pour la conservation des grands singes. Il abrite une importante population de bonobos non suivis et l’on y observe également la réapparition de petits singes jadis disparus, tels que le Red Colobus.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Conservation des bonobos de Lempu et sécurité alimentaire des communautés riveraines« , financé par la Fondation  Bonobos Jeans.

Premier contact avec les gorilles de Grauer du CFCL Banisamasi

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Photographier directement un gorille inhabitué dans son environnement sauvage n’est pas une mince affaire. Cependant, les moniteurs forestiers communautaires de CFCL Banisamasi, avec le soutien technique de l’ONG FODI, ont rendu cela possible grâce à leur courage et leur détermination.

Initialement, des pièges photographiques ont été installés par les moniteurs forestiers en janvier 2023, mais après trois mois de surveillance, seules des images de chimpanzés ont été capturées, en mars 2023. En raison du retard dans l’obtention des images des gorilles, l’équipe de suivi, sous la supervision d’un technicien FODI, a décidé de prendre une photographie directe du gorille. Ainsi, en août 2023, la première tentative a échoué en raison des mauvaises performances de la caméra, qui ne pouvait pas zoomer jusqu’à 30 m.

Image du groupe de chimpanzés prise en mars 2023

Cependant, l’acquisition d’une nouvelle caméra à zoom supérieur à 100m en novembre 2023 a permis à l’équipe de capturer l’image d’un gorille de Grauer mâle le 20 novembre 2023, sur les rives de la rivière Bisuli aux coordonnées géographiques E027.91314° et – 01.53613°. Cet objectif a été atteint après trois jours de poursuite.

Première image du Gorille de Grauer de la CFCL Banisamasi

Le gorille photographié est le mâle dominant d’une famille d’environ quatre membres, dont trois femelles. Pendant la période des pluies, les familles de gorilles dorment sur des arbres à différentes hauteurs.

Ces images représentent une avancée significative dans l’identification du dénombrement et plus tard de l’habituation des gorilles de Grauer du CFCL Banisamasi contiguë au parc national de Kahuzi Biega, en secteur des Bakano, Territoire de Walikale, province du Nord Kivu, en RDC. Alors que plusieurs sources parlent de la présence de gorilles dans cette zone, c’est la première fois que la présence des gorilles est prouvée par une image.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « conservation des gorilles de Grauer dans la CFCL Banisamasi et ré dynamisation des coopératives CABA et UMOJA » mise en œuvre par l’ONG Forêt pour le développement Intégral (FODI) réalisée avec l’appui financier du Comité Français de l’IUCN, dans son programme des petites initiatives (PPI).

Participation de l’ONG PROGRAM au Programme Canopée

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L’ONG PROGRAM, Membre de l’Alliance GSAC, représentée par Rina Zang Obame et Dikenane Kombila, a été sélectionné pour participer au programme de Leadership Canopée, qui est une initiative de formation novatrice qui vise à renforcer les compétences en leadership des acteurs de la foresterie communautaire dans le bassin du Congo. Plus précisément, ce programme vise à fournir aux participants les outils nécessaires pour obtenir des résultats optimaux dans leurs domaines respectifs. Il encourage également la collaboration et l’entraide entre les participants afin de favoriser leur progression dans leurs carrières et leurs missions.

Mis en œuvre par Well grounded et Maliasili, le programme Canopée repose sur la philosophie UBUNTU, qui signifie « je suis parce que nous sommes« . Il met l’accent sur le développement des compétences de leadership à partir de l’intérieur, en encourageant chaque individu à se connaître, à identifier ses propres croyances et à comprendre son rôle en tant que leader. Cela permet ensuite d’acquérir les compétences nécessaires pour diriger des équipes et des organisations de manière efficace, en favorisant la communication, la collaboration et l’inclusion.

La retraite à Kribi (Cameroun) a marqué la conclusion du premier cours du Programme Canopée axé sur le premier niveau de leadership, à savoir le leadership de soi. Composé de 6 modules, ce cours a réuni 20 participants originaires de divers pays du Bassin du Congo, qui se sont réunis à Kribi (Cameroun) pour une retraite d’une semaine. Pendant cette période, ils ont eu l’opportunité de renforcer leurs liens, d’approfondir les concepts abordés dans le cours et de participer à des séances de travail, d’échanges et de réflexion collective.

Cette formation revêt une importance capitale en ce qui concerne son impact positif et significatif sur le travail de conservation communautaire des grands singes au sein de l’ONG PROGRAM. À cet égard, Rina Zang Obame, chargée des projets et de la recherche de financement pour l’ONG PROGRAM, a exprimé son avis en ces termes : « Grâce à cette formation, j’ai pu acquérir une meilleure compréhension de mes propres forces et faiblesses, ainsi que développer mes compétences en matière de leadership. Je me sens désormais plus confiante dans ma capacité à diriger des projets de conservation communautaire. De plus, je suis extrêmement motivée à poursuivre mon travail en faveur de la protection de l’environnement. »
Dikenane Kombila, Secrétaire Général de l’ONG PROGRAM, a également partagé le même sentiment en déclarant : « Cette formation m’a permis d’améliorer mes compétences en communication et en collaboration. Je me sens désormais plus à l’aise pour travailler avec les autres acteurs de la conservation, et je suis plus motivé à travailler en équipe pour atteindre nos objectifs communs. »

Début de patrouille anti-intrusion dans le parc National Mpem et Djim phase II; Projet PPI-6

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Equipe de patrouille anti-intruission à Mindou. (c-Sekakoh 2023)

Le Parc National du Mpem et Djim au Cameroun est confronté à un problème majeur dû au pastoralisme. Les bergers de la périphérie du parc entrent illégalement dans le parc pendant la saison sèche pour faire paître leur bétail, ce qui a un impact négatif sur l’environnement et perturbe la faune. Pour lutter contre ce problème, l’Association Sekakoh, dans le cadre du projet PPI 6, soutient le Service de Conservation (SC) dans la lutte contre les incursions des bergers transhumants et leur installation dans le parc.

L’objectif global de cette activité est de réduire l’impact du pastoralisme à l’intérieur de l’aire protégée pendant la période de transhumance et de renforcer la présence et la permanence des écogardes à l’intérieur du parc. Il s’agit concrètement de sensibiliser tous les bergers rencontrés à l’intérieur du parc et de détruire tous les campements d’élevage qui se trouvent à l’intérieur de celui-ci. Nous nous engageons également à identifier les principaux points d’entrée des bergers dans le parc et à géolocaliser tous les points de rencontre des campements. Ces mesures permettront de mieux contrôler l’accès des bergers au parc et de prévenir les dommages potentiels à la biodiversité

Ainsi, pour mener à bien cette activité supervisée par le Service de Conservation (SC) en collaboration avec le chef du projet au sein de Sekakoh, les écogardes effectuent des déplacements pédestres et motorisés dans les secteurs Nord (Linte, Mindou, Serere) du parc préalablement identifié. Avec l’assistance des informateurs locaux, des embuscades sont également mises en place pour anticiper toute intrusion dans le parc. De cette manière, les écogardes effectuent des déplacements guidés en parcourant d’abord la périphérie du parc avant de pénétrer à l’intérieur. Lorsqu’ils rencontrent des éleveurs, ils prennent le temps d’établir un dialogue ouvert et respectueux, afin de comprendre leurs besoins et de trouver des solutions conjointes. Toutefois, leurs campements sont détruits et les troupeaux sont refoulés vers l’extérieur du parc. Tous les points de rendez-vous des bergers à l’intérieur du parc sont géolocalisés grâce à un GPS de Sekakoh et à la fin de chaque mission de patrouille, des rapports de patrouille anti-incursion leur sont transmis pour analyses.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « PPI-6 : Projet de Conservation de la biodiversité à travers la sédentarisation de l’élevage »  et se déroule en plusieurs phases. Actuellement, Sekakoh est dans la deuxième phase qui se déroule entre décembre et mars (période de la saison sèche au Cameroun). De bons résultats ont déjà été enregistré : nous avons réussi à sensibiliser 30% des bergers, et avons réussi à refouler trois groupes de bœufs et détruire deux campements de bergers. Ces actions concrètes démontrent l’efficacité de notre approche pour protéger la biodiversité et assurer la coexistence harmonieuse entre l’élevage et la conservation de l’environnement. Nous continuerons à travailler avec détermination pour atteindre nos objectifs et préserver la richesse naturelle de la région.

Dans le cadre de ce même projet, Sekakoh a mis en place une pépinière d’arbres fourragères qui seront reboisés dans les zones de pâturage dégradées au tour de parc ; ceci dans le but d’encourager les bergers de rester hors de cette aire protégée.

Campement de bergers transhumant installe dans le Parc National Mpem et Djim.

L’Alliance GSAC renforce l’efficacité de son personnel technique

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Roméo FOPA et Franck TALLA, membres du personnel technique de l’Alliance, ont respectivement suivi des formations en gestion de projet (certification PMP – Project Management Professional) et en finance-comptabilité. Ces formations ont été suivies dans le but de renforcer leurs compétences et leur expertise dans leurs domaines respectifs pour un meilleur accomplissement de leurs responsabilités quotidiennes.

Par ailleurs, La certification PMP en gestion de projet permettra à Roméo FOPA de mieux gérer les projets de l’Alliance, en assurant une meilleure planification, une organisation plus efficace des ressources et une supervision minutieuse de l’avancement des projets. Cela contribuera à une exécution plus réussie des projets, tout en respectant les délais et les objectifs fixés.

En parallèle, grâce à sa formation en finance-comptabilité, Franck TALA sera en mesure de mieux gérer les aspects financiers des projets de l’Alliance. Il pourra assurer une gestion rigoureuse des budgets, garantir la transparence financière et optimiser l’utilisation des ressources financières de manière optimale.

Ce renforcement des compétences revêt une importance capitale pour l’Alliance GSAC car il permet aux participants d’acquérir des connaissances et des compétences qui contribueront de manière significative à la réalisation des objectifs du réseau ; en assurant une gestion efficace des projets et une utilisation optimale des ressources. De plus, les membres de l’Alliance peuvent également tirer profit des connaissances acquises par le personnel du réseau, notamment en ce qui concerne la gestion financière et comptable, qui est essentielle dans le cadre de l’activité actuellement en cours : « Accompagnement des membres dans la préparation des documents financiers et comptables selon les normes internationales et de manière transparente « . A cet effet, Six des huit membres ont déjà été encadrés par le responsable administratif et financier dans ce domaine.

En résumé, la participation de Roméo FOPA et Franck TALA à ces formations de qualité démontre l’engagement de l’Alliance GSAC envers le renforcement des compétences de son personnel technique, afin d’assurer un travail de qualité irréprochable et une meilleure efficacité dans la mise en œuvre de ses projets de conservation communautaire des grands singes dans les forêts du bassin du Congo.

Séjour écotouristique au service de la conservation de la biodiversité

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Image des touristes et l’équipe en charge de l’activité

Après une longue pause technique d’environ un (01) an, l’ONG ESI Congo annonce la réouverture de ses circuit écotouristiques.

En effet, du 22 au 26 Septembre, s’est effectué le premier séjour écotouristique de l’année 2023 dans les forêts de Loaka (district de Kakamoeka). La demande écovoyageurs sur cette zone demeure et cela démontre de l’attractivité naturelle, historique et culturelle de ses forêts à grands singes. L’écotourisme est une activité appréciée par les communautés locales car elle génère des revenus pour les personnes impliquées dans l’organisation et la gestion des tours, telles que les guides, les mamans qui font à manger et les piroguiers. De plus, une partie des bénéfices est reversée à une caisse communautaire, ce qui contribue à soutenir la vie locale.

Cet activité d’écotourisme est très bénéfique pour les communautés locales, car elle génère des revenus pour les personnes impliquées dans l’organisation et la gestion des tours, telles que les guides, les mamans qui font à manger et les piroguiers. De plus, une partie des bénéfices est reversée à une caisse communautaire, ce qui contribue à soutenir la vie locale.

Le groupe de touristes qui a participé au premier séjour écotouristique de l’année 2023 dans les forêts de Loaka a eu la chance de voir des nids frais de gorilles et de chimpanzés, ainsi qu’une tortue de forêt et un cercocèbe agile. L’ambiance était imprégnée des vocalisations de grands singes, rappelant l’emprise de ces espèces charismatiques sur ces forêts.

Au-delà de son intérêt socio-économique, l’écotourisme demeure un instrument de sensibilisation et d’attractivité pour le public dont une partie finie par devenir des touristes. l’écotourisme est une activité qui a de nombreux avantages socio-économiques pour les communautés locales et offre également une expérience enrichissante pour les touristes qui cherchent à découvrir la nature et à soutenir les moyens de subsistance des communautés locales.

Image d’une tortue de forêt observée par les touristes

 

Alliance GSAC et Tropical Forest and Rural Development ont reçu la visite de la Fondation Hans Wilsdorf

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Le 21 octobre 2023, l’Alliance GSAC et Tropical Forest and Rural Development (TFRD) ont reçu la visite de la Fondation Hans Wilsdorf, représentée par Malika Dreyfuss, au siège de TFRD.

La Fondation Hans Wilsdorf est engagée dans la protection des animaux et des écosystèmes et a souhaité rencontrer plusieurs OSC africaines pour mieux comprendre leur structure et leur organisation afin de mieux appréhender dans quelles mesures établir des partenariats axés principalement sur le renforcement des capacités et le développement organisationnel. L’objectif étant de renforcer les actions de protection et promouvoir un avenir durable pour les animaux et les écosystèmes.

Cette visite officielle a été l’occasion pour l’équipe de l’Alliance GSAC et Tropical Forest and Rural Development (membre de l’Alliance GSAC) de présenter leurs activités et leurs réalisations en matière de conservation des grands singes et de l’environnement en Afrique centrale. Ils ont également pu échanger sur les défis et les opportunités de la conservation dans la sous-région et même au-delà.

Une équipe de Well Grounded, partenaire technique de l’Alliance GSAC et partenaire de la Fondation Hans Wilsdorf, tout comme un représentant de PPI, qui est également un partenaire financier de l’Alliance GSAC et partenaire de la fondation Hans Wilsdorf, était présents lors de cette rencontre et ont beaucoup contribué aux discussions. Nous avons ensemble discuté des possibilités de collaboration pour renforcer les actions de protection des grands singes et des écosystèmes en Afrique centrale.


Présentation des Produits forestier non ligneux fabriqués par TFRD

Cette Visite pourrait bien ouvrir la voie à de nouvelles opportunités de partenariats pour promouvoir une conservation plus efficace et durable. L’Alliance GSAC et TFRD sont reconnaissants envers la fondation Hans Wilsdorf pour leur intérêt et leur engagement en faveur de la protection de l’environnement. Nous nous réjouissons de la possibilité de travailler ensemble pour un avenir où la biodiversité et les sociétés humaines prospèrent conjointement.

Participation de l’Alliance GSAC au 35ème Colloque de la Société Francophone de Primatologie (SFDP)

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Du 04 au 06 octobre 2023, l’Alliance GSAC a pris part au 35ème colloque de la Société Francophone de Primatologie (SFDP), qui s’est tenu à Dakar, au Sénégal, sous le thème « Protéger les primates : quelles stratégies de conservation pour une coexistence durable ?». L’objectif principal de cet événement était de discuter des stratégies de conservation qui créent une coexistence durable entre les primates et les communautés locales.

Le colloque a été organisé en collaboration avec le département de Biologie Animale de la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université Cheikh Anta Diop, en partenariat avec l’Observatoire International Hommes-Milieux Téssékéré et l’Unité mixte internationale IRL3189 (CNRS/UCAD /UGB/USTTB/CNRST), et réuni des spécialistes en primatologie, des chercheurs, des organisations de conservation et des acteurs engagés dans la protection des primates.

L’Alliance GSAC, en tant qu’acteur de la conservation des grands singes, a participé à cet événement aux côtés de deux membres du réseau, Guillaume Tati (ESI-CONGO) et Manfred Aime Epanda (Tropical Forest and Rural Development). Les objectifs majeurs de l’Alliance ont été pleinement atteints : enrichir ses connaissances sur les approches de conservation qui promeuvent une coexistence avec les humains, présenter ses initiatives de conservation communautaire des grands singes des membres présents, et établir de nouveaux partenariats.

Au cours des sessions thématiques, l’Alliance a activement contribué aux échanges scientifiques sur la thématique du colloque, et a pu apprécier d’autres axes de recherche en cours sur les primates non humains.

La visibilité de l’Alliance a été renforcée par une communication orale intitulée « Défis, stratégies, et perspectives de la conservation communautaire des grands singes en Afrique centrale », dans laquelle a été mis en perspectives l’importance de la prise en compte des communautés dans les stratégies de conservation.

Les discussions en marge du colloque ont suscité un vif intérêt, notamment du Président de la Société Internationale de Primatologie, élargissant ainsi le réseau de partenaires du réseau.

Les retombées positives incluent des opportunités de collaboration avec des acteurs clés tels que :

  1. L’ONG burundaise « Conservation et Communauté de Changement – 3C », qui se consacre à la protection des grands singes, en particulier des chimpanzés, dans la réserve naturelle forestière de Vyanda au sud du pays. L’accent est mis sur la résolution des conflits entre les humains et les chimpanzés. Une collaboration future avec cette organisation est envisageable.
  2. Le Laboratoire d’Écologie et de Biologie Évolutive de Universite Cheikh Anta Diop (UCAD), dans le cadre de l’accompagnement d’étudiants d’Afrique centrale dans des initiatives de conservation communautaire des grands singes.
  3. Une invitation à soumettre un article original à la revue Primatologie de la SFDP.
  4. Une invitation à rejoindre un groupe d’experts de la SFDP pour contribuer aux discussions sur la thématique du colloque. Les réflexions seront capitalisées et publiées dans la revue de primatologie de la SFDP en 2024.

Ces échanges prometteurs ouvrent la voie à des collaborations futures, consolidant ainsi l’engagement indéfectible de l’Alliance GSAC en faveur de la conservation des grands singes en Afrique centrale.

Agroforesterie à base de cacao comme alternative aux activités illégales

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L’agroforesterie à base de cacao fait partir des filières de résilience qui a été mis en place par Tropical Forest and Rural Development (TF-RD) comme alternative génératrice de revenus pour pallier aux activités illégales tel que le braconnage (en particulier celui des grands singes), dans les régions situées en périphérie de la faune du Dja.

A cet effet, Les producteurs de cacao de la boucle du Dja, dans l’arrondissement de Somalomo, ainsi que ceux de la zone historique de TF-RD, dans l’arrondissement de Messamena, bénéficient d’un accompagnement dans la création de plantations d’agroforesterie à base de cacao sur des vielles jachères et anciennes plantations.

Grâce à cet accompagnement, les producteurs sont en mesure de mettre en place des systèmes agricoles durables. De plus, des séances de renforcement des capacités sont régulièrement organisées pour améliorer les pratiques agricoles, des suivis sont effectués pour garantir de meilleurs rendements. Et pour réduire les conflits homme/faune , ces planteurs riverains sont sensibilisés et des discussions constructives sont organisées pour trouver des solutions durables.

Au cours des 5 dernières années, TFRD a accompagné 300 producteurs dans la création de plantations d’agroforesterie et leur a fourni des séances de renforcement des capacités pour améliorer leurs pratiques agricoles. Avec une superficie de 288 hectares, la production de cacao a atteint 99 043 tonnes, générant un revenu de 85 132 400 FCFA.

TF-RD montre ainsi son engagement envers la préservation de la nature et le soutien aux communautés locales, en favorisant des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement et en offrant aux producteurs une source de revenus viables et durables.

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