Alliance pour la Conservation des Grands Singes en Afrique Centrale

Conservation en RDC : Quand les outils numériques renforcent la protection de la biodiversité

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Protéger les grands singes et les forêts de la République démocratique du Congo exige aujourd’hui des approches fondées sur des données fiables, mais aussi la maîtrise d’outils technologiques adaptés aux réalités du terrain.

Dans cette dynamique, l’ONG Mbou-Mon-Tour (MMT) et son partenaire Forêt pour le Développement Intégral (FODI), tous deux membres de l’Alliance GSAC, ont renforcé les compétences de leurs équipes grâce au soutien financier et technique de la fondation Ashden.

Pendant une semaine, les participants ont appris, échangé et surtout pratiqué autour de trois outils essentiels à leurs activités de conservation : les Systèmes d’Information Géographique (SIG), KoboCollect et le suivi-évaluation.
‎Avec les SIG, les équipes ont renforcé leur capacité à exploiter les cartes et les données géographiques pour mieux comprendre les territoires et planifier leurs interventions. Avec KoboCollect, elles peuvent désormais collecter les données directement sur le terrain à l’aide de smartphones, de manière structurée et plus efficace. Fini les carnets exposés à la pluie : les observations de terrain peuvent être enregistrées et transmises plus rapidement pour faciliter leur centralisation et leur analyse.

‎Le suivi-évaluation vient compléter ces compétences en permettant de mieux suivre les indicateurs, mesurer les résultats, identifier les écarts et ajuster les stratégies au cours de la mise en œuvre des projets.

‎L’objectif de cette formation était avant tout pratique : permettre aux équipes de produire des données fiables, de les analyser et de les utiliser pour éclairer les décisions en faveur de la biodiversité et des communautés.

Car une donnée n’a de véritable valeur que lorsqu’elle permet de mieux comprendre une situation et d’agir efficacement. En renforçant les capacités locales dans l’utilisation des outils numériques, MMT et FODI contribuent à une conservation davantage fondée sur les preuves, l’apprentissage et l’adaptation.

‎Ce renforcement des compétences illustre ainsi l’importance de l’appropriation locale des outils et des technologies pour construire des actions de conservation plus efficaces et durables dans le bassin du Congo.

Augustine KASAMBULE

 

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